Ecrire un livre... ou le jour où j'ai (enfin) décidé d'en finir avec la procrastination


Pour mener à bien mon projet, j’ai testé la technique du shunt et... ça marche !

Et là, vous vous demandez de quoi je parle... 

 

Depuis toujours, la procrastination a freiné mon désir d’accomplissement personnel.

J'ai toujours voulu écrire.

J’avais déjà écris de petits poèmes, de quelques strophes, mais jamais je n’avais réussi à franchir le cap des trois pages.

Cette idée est donc restée tapie dans la catégorie des « un jour, peut-être » jusqu’au jour où… Je m’en donnerais les moyens ?

 

Les premiers indices

 

Au bureau, la clé de la gestion du temps permet d’ouvrir beaucoup de portes.

Elle nous aide à atteindre nos objectifs.

A lutter contre les tâches chronophages, l’urgence des emails, ou encore à mieux gérer les sollicitations qu’on reçoit.

Pour toutes ces choses, il existe des techniques.

Du bon sens pour commencer, mais aussi de « bonnes pratiques » à partager avec ses collègues…

…Et d’excellentes formations.

C’est d’ailleurs dans ce cadre que j’ai commencé à m’intéresser de près aux formations que propose Clément sur son site Temps Action et que je me suis abonné à sa newsletter.

 

Le jour où tout a commencé

 

Au bureau toujours, je trouvais normal de chercher à m’améliorer, sans penser à adopter la même discipline pour mes objectifs personnels.

Exemple classique de déséquilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Le jour où j’ai atterri à Singapour pour quelques années d’expatriation, j’ai décidé que cela avait assez duré.

La remise aux calendes grecques de la réalisation de mon projet portait un nom : la procrastination.

J’ai donc cherché dans la pharmacopée de Clément le remède adapté.

J’ai ainsi trouvé (et acquis !) « Formules éprouvées pour écarter la procrastination » et j’ai commencé la formation.

J’ai particulièrement apprécié son caractère immédiatement applicable : 7 modules audio et des fiches actions pour une mise en œuvre aisée.

Pour mon cas personnel, les modules 1 (Vision et focus) et 3 (Comment accomplir un projet à 100%) sont ceux qui m’ont le plus aidé.

En effet, la première question à se poser est pourquoi. C'est vrai, pourquoi voulais-je écrire ?

 

Préciser mon objectif

 

Je me suis rendu compte qu’écrire le livre ne constituait qu’un élément parmi un ensemble de projets laissés au repos pour plus tard.

Un peu comme si c’était ma vie toute entière que je passais mon temps, tous les jours, à remettre au lendemain.

Pour le livre lui-même, j’ai conclu que l’objectif principal était l’introspection.

Je voulais me connaître davantage, extraire ce qui était profondément enfoui en moi et savoir comment piloter la suite de mes projets.

Je voulais comprendre par exemple ce qui m’avait mené à Singapour, ce que j’étais venu chercher loin de mon cher pays natal.

J’ai toujours été fasciné par l’idée de destin, par l’impact que chacun peut avoir sur son existence.

Et si j’avais décidé de rester en France, en quoi aurai-je été différent ?

Que se passe-t-il quand on fait un choix, quand on jette les dés ?

Devient-on un autre homme, ou passe-t-on simplement un autre costume ?

Je savais donc pourquoi je voulais écrire :

Je voulais savoir qui j’étais vraiment et devenir acteur de ma vie. 

Voulais-je alors écrire un livre ou un journal intime ?

Là, j’ai répondu livre…

Je voulais pousser l’expérience le plus loin possible, savoir si ce que j’écrivais pouvait émouvoir les gens.

Et si le métier d’écrivain me plairait finalement.

Vaste programme, n'est-ce pas?

 

Il ne restait plus alors qu’à passer à la phase exécution.

 

Comment j’ai allumé la mèche

 

Très simple… C’est bien connu, là encore, si l’on transpose dans le monde de l’entreprise, une fois que le boss a décidé quelque chose, il ne reste plus qu’à mettre en œuvre.

Si on n’a pas fini à temps, on va encore se faire virer. 

Le module n°3 m’a fourni les clés.

J’ai testé la « technique du shunt » comme l’appelle Clément.

Pour éviter les hésitations au démarrage, éviter de m’arrêter au milieu du chemin et vraiment, aller au bout, il fallait créer un court-circuit.

J’ai donc pris un engagement solennel, envers moi-même, d’écrire, enfin. Et j’ai commencé à le dire à tout le monde.

Aux questions « ça va ? », « quelles nouvelles ?», ou parfois même juste après « bonjour », je répondais :

Oui, ça va bien, j’écris un roman, et cela me réjouis, ça me nourrit intérieurement. J’ai l’impression d’avoir rebranché quelque chose en moi, tu sais, ce qu’on appelle l’âme. Je compte avoir fini dans un an. Tu pourras le lire bientôt. » 

Pas facile après ça d’essayer de se dérober une fois de plus. Il y aurait une paire de personnes à qui il faudrait expliquer que c’était pour rire, et que finalement, l’âme pouvait bien attendre, ce n’était pas si important.

« Oui, j’ai préféré regarder la télé, et alors ? »

Alors il faudrait décrocher tous les miroirs de la salle de bain, des ascenseurs, des lieux publics, et supprimer un à un tous ces gens qui vous rappellent votre fuite.

Comme ce n’était pas une option, je me suis formellement engagé à mener à bien ce projet qui me tenait tant à cœur.

Lorsque c’était difficile, il me suffisait de relire ma vision, de me souvenir de mon engagement, et je puisais l’énergie nécessaire pour continuer.

D’autant que si je ne finissais pas à temps, j’étais « viré. »

Evidemment, cet engagement envers soi-même et les autres n’a de sens que si on a honnêtement répondu à la question « pourquoi » on fait cela.

Sinon, on risque de poursuivre un but qui n’est pas le sien.

Un doctorat en « techniques de poterie urbaine et décorative dans la région de Ploubebreizh à l’époque où l’invasion des Huns réduisait le moindre vase en cendres… »

…Cela peut être intéressant, mais il serait regrettable de se rendre compte, après 5 années de recherches acharnées, que ce n’était pas ce qu’on voulait intérieurement.

Une fois l’objectif clarifié donc, la date de sortie annoncée, l’engagement scellé, le train était en marche…

 

L’écriture

 

J’ai commencé à écrire le plus régulièrement possible.

J’exploitais tous les temps de transition de la journée pour les diriger vers mon nouveau projet : le matin dans le métro, le midi lorsque je déjeunais seul, je jetais les idées qui me venaient sur mon smartphone.

Je savais que je ne les garderais pas toutes pour le livre car il fallait que cela reste lisible pour mes futurs lecteurs.

Je synthétisais le week-end, le matin, en faisant attention aussi à ne pas passer tout mon temps sur le projet afin de garder un équilibre.

Pour tenir mes engagements, j’ai décidé de faire court : environ 200 pages.

Plus ne m’a pas paru nécessaire : il y a des situations où il ne sert à rien d’étirer l’élastique.

 

Franchir les derniers mètres

 

J’ai ainsi achevé la première version en un an environ, et il m’a fallu près de 6 mois pour les nombreuses relectures…

J’aurais aussi bien pu en faire une ou deux, ou dix de plus. Finalement, le plus difficile, c’était de mettre le point final.

Mais là encore, je m’en suis sorti par une série d’objectifs :

Je m’étais constitué un comité de lecture que je tenais régulièrement informé des étapes et envers qui j’ai pris successivement divers engagements forts comme la date de parution, par exemple.

 

J’ai finalement eu un mois de retard, mais le comité de lecture (et moi-même) n’avons pas toléré plus :

 

La technique s’est révélée d’une grande puissance et je suis fier aujourd’hui de pouvoir présenter le résultat.

 

 

Cet article a été initialement publié sur Temps-Action.com

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Commentaires: 1
  • #1

    AxelleC (vendredi, 03 novembre 2017 13:54)

    Le livre est arrivé à la maison cette semaine, je commencerai sa lecture dans quelque temps... Oups non, fin novembre (j'ai encore 3 livres à lire avant), la procrastination n'a qu'à bien se tenir !
    En attendant je me retiens de lire les chapitres en ligne... ;-)