Chapitre 35 - Jean - Carrefours


Un nouveau jour se lève : pour lui rien n’est écrit. 

Une page encore blanche, et dans le firmament,

C’est la rêvolution : nous serons insoumis !

Notre âme aura l’éclat du plus beau des diamants.



Jean avait mis du temps à redescendre de son nuage. Sa rencontre avec Alham l’avait littéralement transformé.

Elle lui avait redonné l’inspiration et il acheva l’histoire de Ban Bayan en quelques jours à peine. Il se considérait vraiment chanceux que l’ordre des maîtres songes n’existe pas uniquement dans son esprit. Sceptique comme il était, il n’aurait jamais cru pouvoir apporter de réponse satisfaisante à ses questions sur le destin. Mais maintenant, il en était sûr, Ban Bayan avait choisi tout seul le chemin qu’il suivait, et lui-même n’avait joué dans tout cela qu’un rôle finalement très mineur : il n’y a rien d’autre que des carrefours, des décisions que l’on prend un jour, et qui nous mènent, dans tous les cas, à l’endroit où l’on a déterminé d’aller.

Pour la publication, il avait choisi de rester anonyme : William Tanger ferait son retour pour la promotion : c’était beaucoup plus amusant…

Il pensa à cette femme, sublime, qu’il avait rencontrée dans un bistro à Nice, à qui il voua un amour secret, il y a longtemps. À ce qui se serait passé s’il lui avait lu le poème qu’elle lui avait inspiré, au lieu de le déchirer…

Ou s’il était resté près du mur, avec Juliette…

Si personne n’avait vu qu’il y avait un message, prisonnier d’une bouteille, au bord de la plage ce jour-là…

  Juliette ? Tu es là ? interrogea-t-il, comme on touche du bois, assez fort pour que sa question traverse la cloison du bureau.

  Oui mon amour, je lis un livre, au salon. Que se passe-t-il ? demanda-t-elle.

  Je voulais savoir ce que tu aimerais faire aujourd’hui. On pourrait aller admirer les statues de la cour Marly, prendre un café au Trocadéro ?

  Ou même faire un saut en Bretagne, non ? Saint Malo n’est plus qu’à deux heures de train !

 

C’est ainsi qu’ils s’en allèrent voir la mer du haut des remparts de la cité malouine. Ils achetèrent une glace à la pistache à un marchand ambulant qui leur raconta comment une page blanche avait changé sa vie : il y avait simplement écrit l’histoire qu’il voulait lire… Ce serait lui, le héros, désormais.

Jean, à qui cette histoire rappelait vaguement quelque chose, chercha à en savoir davantage. Il apprit que l’homme avait changé de vie, jeté son uniforme de fourmi, et créé son entreprise, car la liberté, l’exercice de son libre arbitre, figuraient parmi les valeurs auxquelles il tenait le plus. Il avait ensuite choisi de travailler sur la Côte d’Emeraude, un endroit merveilleux propice aux vacances.

 

       Il partait bientôt à San Francisco, avec sa chère épouse, à la rencontre d’un trésor à naître, pour un voyage à haute teneur en émotions qui, il n’en doutait pas, fournirait la matière nécessaire à son premier roman…    


Le poème dont vous êtes le héros est un roman auto-publié.

Pour être diffusé, lu, il a besoin de vous...

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